La sécurité des habitants mérite mieux que des slogans.
En campagne municipale, chacun promet, chacun accuse, chacun assure vouloir faire plus. Très bien. Mais à un moment, il faut revenir à la base : les documents publics.
Et sur la police municipale à Domont, ces documents disent une chose simple : les effectifs budgétés et les effectifs réellement pourvus ne se recouvrent pas totalement.
Ce que montrent les documents budgétaires
Le tableau des emplois budgétaires de la ville prévoit 6 postes à temps plein pour la police municipale.
Dans le détail, il s’agit de :
2 brigadiers-chefs principaux
1 chef de service
3 gardiens-brigadiers
Mais le tableau des effectifs pourvus indique autre chose : 5 postes sont effectivement occupés.
Le constat est donc clair : un poste manque déjà par rapport aux effectifs budgétés.
Ce n’est pas un détail.
Ce n’est pas une nuance technique.
Et ce n’est certainement pas un sujet secondaire.
Quand on parle de sécurité, un poste non pourvu compte. Pour les horaires. Pour la présence sur le terrain. Pour l’organisation du service. Pour la capacité à renforcer durablement la police municipale.
La vraie question n’est pas de communiquer, mais de comprendre
Le sujet n’est pas seulement de dire qu’il manque un agent.
Le vrai sujet, c’est de se demander pourquoi.
Pourquoi la commune n’arrive-t-elle pas à pourvoir l’ensemble des postes budgétés ?
Pourquoi les effectifs semblent-ils fragilisés alors que la sécurité est un sujet majeur pour les habitants ?
Pourquoi le recrutement et la stabilisation des agents paraissent-ils plus compliqués ici que dans d’autres villes voisines ?
Ces questions sont sérieuses. Elles méritent autre chose que des effets de tribune.
Car une police municipale ne se résume pas à un chiffre affiché dans un tract ou à une déclaration de campagne. Elle suppose :
des recrutements réussis,
des conditions de travail claires,
une organisation cohérente,
une capacité à fidéliser les agents,
une vraie priorité politique.
Autrement dit, le sujet n’est pas seulement le nombre théorique de postes. Le sujet, c’est la capacité réelle de la commune à faire vivre un service de police municipale stable, présent et efficace.
Oui, la sécurité a un coût. Mais un budget est d’abord un choix
Nous faisons, pour notre part, un choix clair : la sécurité ne doit pas rester un sujet périphérique ou un argument électoral temporaire.
Nous voulons renforcer durablement la police municipale et construire une présence plus large, jusqu’à une organisation capable d’assurer une continuité réelle de présence, en concertation avec les agents et dans un cadre sérieux.
Oui, cela a un coût. Personne de sérieux ne dira le contraire.
Mais non, cela ne signifie pas automatiquement qu’il faille augmenter les impôts ou réduire les services aux habitants.
Parce qu’un budget municipal est d’abord un outil d’arbitrage.
Et un arbitrage révèle toujours une hiérarchie des priorités.
Or les documents budgétaires montrent aussi autre chose.
La ligne indemnités de fonction est portée à 178 424,76 €, contre 155 000 € au budget précédent.
La ligne frais de mission et de déplacement passe à 4 000 €, contre 2 500 € au budget précédent.
Ces chiffres ne sont pas des insinuations.
Ils ne sont pas des rumeurs.
Ce sont des données budgétaires.
La question politique est donc simple : quelles sont les vraies priorités de la commune ?
Les habitants ont droit à des choix assumés
Le débat public local s’abîme vite quand chacun brandit de grandes affirmations sans jamais montrer les pièces.
Nous faisons l’inverse.
Nous partons des documents publics.
Nous regardons les chiffres.
Nous posons les questions que ces chiffres soulèvent.
Et nous assumons une ligne politique : la sécurité doit être traitée comme une priorité concrète.
Cela suppose plusieurs choses :
analyser finement les dépenses de fonctionnement,
traquer les dépenses évitables,
renégocier les contrats anciens lorsqu’ils ne sont plus optimisés,
revoir certaines organisations lorsqu’elles coûtent trop cher pour un service insuffisant,
réorienter le budget vers les besoins essentiels des habitants.
La sécurité fait partie de ces besoins essentiels.
Ce que nous refusons
Nous refusons deux choses.
La première, c’est la communication qui remplace le fond.
Quand les habitants parlent sécurité, ils ne demandent pas un slogan de plus. Ils demandent des résultats, de la présence, de la cohérence.
La seconde, c’est l’opacité budgétaire de fait.
Trop de citoyens ont le sentiment que les documents publics sont complexes, dispersés, difficiles à lire, presque réservés à quelques initiés. Ce n’est pas sain.
Un budget communal doit pouvoir être compris.
Des effectifs budgétaires doivent pouvoir être vérifiés.
Des écarts entre le théorique et le réel doivent pouvoir être expliqués.
C’est cela, la transparence.
Ce que nous proposons
Nous proposons une méthode claire.
1. Dire la vérité sur les chiffres
Pas de gonflement, pas d’approximation, pas de confusion entre postes budgétés et postes réellement pourvus.
2. Faire de la sécurité une priorité budgétaire réelle
Pas un slogan de fin de campagne. Une priorité traduite dans les arbitrages.
3. Travailler avec les agents
Une police municipale solide ne se construit pas contre les agents, mais avec eux. Organisation, attractivité, fidélisation, horaires, conditions de travail : tout cela compte.
4. Rendre les choix lisibles pour les habitants
Un citoyen doit pouvoir comprendre où va l’argent public et pourquoi certains postes sont renforcés pendant que d’autres dépenses sont maintenues ou augmentent.
La sécurité mérite mieux que des affirmations floues
Au fond, le sujet est simple.
Les documents publics montrent :
6 postes budgétés pour la police municipale,
5 postes effectivement pourvus.
Ils montrent aussi :
178 424,76 € d’indemnités de fonction contre 155 000 € au budget précédent,
4 000 € de frais de mission et de déplacement contre 2 500 € au budget précédent.
À partir de là, chacun peut débattre.
Mais au moins, le débat part des faits.
Et sur un sujet aussi important que la sécurité, c’est la moindre des choses.
À Domont, nous continuerons à défendre une ligne simple :
des chiffres clairs, des choix assumés, des priorités utiles aux habitants.
Parce que la sécurité mérite mieux que des slogans.
Elle mérite de la vérité.
Et surtout, elle mérite de l’action.








